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Perigorda Esperantista Grupo / Groupe Espérantiste Périgourdin

La Tirano, la Liutfaristo kaj la Tempo

poezia rakonto de Christian Grenier, ilustrita de François Schmidt,

esperantigita de Ange Mateo

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En 2003 aperis
"Le Tyran, le Luthier et le Temps" de Christian Grenier, fama aŭtoro por la junularo, loĝanta en Dordonjo.
La libron belege ilustris François Schmidt. Christian Grenier rakontas ĉi-sube sian renkontiĝon kun François Schmidt.
En 2013 Ange Mateo esperantigis la libron.


En 2003 parut "Le Tyran, le Luthier et le Temps" de Christian Grenier, fameux auteur pour la jeunesse, habitant en Dordogne.
François Schmidt illustra magnifiquement le livre. Christian Grenier raconte ci-dessous sa rencontre avec François Schmidt.
En 2013, Ange Mateo traduisit le livre en espéranto.



En 2003, paraît
le Tyran, le Luthier et le Temps
de Christian Grenier




En 2013, paraît
La Tirano, la Liutfaristo kaj la Tempo
traduit par Ange Mateo


"Bonuloj, aŭskultu la rakonton
Pri iu Tirano, kiu volis scii
La pensojn de ĉiuj regatoj siaj
Por resti la mastro de ili!"



Christian Grenier, la aŭtoro de "La Tirano, la Liutfaristo kaj la Tempo", invitita de nia grupo en februaro 2014.
Christian Grenier, l'auteur de "Le Tyran, le Luthier et le Temps", invité de notre groupe en février 2014 à Trélissac.


Christian Grenier kaj lia tradukinto Ange Mateo.
Christian Grenier et son traducteur Ange Mateo.





Christian Grenier rakontas...

Christian Grenier raconte...


L'ORIGINE DE CET OUVRAGE

     L'envie, totalement gratuite, de renouer avec l'univers poétique de mon adolescence.
Car en 1960, j'écrivais ce genre de récits poétiques, plus soucieux de raconter une histoire et de plonger le lecteur dans une ambiance particulière que de rivaliser avec Rimbaud ou Desnos. Ni poésie, ni conte, ni nouvelle, ce récit hésitait entre plusieurs genres littéraires, il flirtait avec le fantastique et la SF, il se révélait trop difficile à aborder par des enfants et à la fois trop court et trop proche de l'univers des contes pour toucher les adultes. Bien entendu, je savais pertinemment que c'était là un OVNI impubliable.
Mon Tyran a donc été lu au départ par ma femme et quelques amis ; et il est resté dans un tiroir, comme un certain nombre de récits que j'écris pour le plaisir, dans l'absolu, en sachant que leur publication frise l'impossible.

UNE RENCONTRE ET UN INCIDENT IMPREVUS

     En novembre 2001 — le 24, jour de l'anniversaire de ma femme ! — je me retrouve en compagnie de Philippe Barbeau et de quelques autres auteurs au petit Salon du Livre d'Ay en Champagne. J'ai à ma droite un inconnu barbu, devant lequel se dressent deux piles de livres et des lithos. Oh, nous nous sommes salués poliment en arrivant et j'ai même jeté un coup d'œil sur ses et compris qu'il était illustrateur.
Ses lithos semblent très belles, il les vend 50 F pièce.
La matinée coule, le public est rare et vers dix heures, je vais nous chercher trois cafés ; mais comme nous signons derrière des tables, je dois exécuter une acrobatie pour repasser sur ma chaise et bien entendu, je renverse du café sur la pile de lithos de mon voisin.
Je bafouille des excuses, tamponne, essuie. Mais la première litho de la pile est irrémédiablement tachée. Je m'en empare :
 — Bien entendu, cher collègue, je te l'achète.
 — Ah, Christian, je t'en fais cadeau. Si, si, j'insiste. Et je te la dédicace, bien sûr. Oh, attends...
Habilement, le dessinateur — j'apprends qu'il s'appelle François Schmidt — utilise les taches pour enrichir sa litho et me la transformer en un tableau personnalisé. J'avoue, sincèrement admiratif :
— C'est superbe. Il y a là un univers onirique qui me fascine. Un mélange de Siudmak et d'Eischer. J'apprécie énormément.
François me rappelle qu'il est prof de dessin, peintre, qu'il expose mais que sur le plan éditorial, sa production est mince et confidentielle ; ce qu'il a montré aux éditeurs déroute, et je me mets à leur place.
Tout à coup, je comprends pourquoi son univers me fascine :
— Tu sais, dis-je à Annette, à quels mondes ces dessins me font penser ? Ceux de mon vieux récit  « Le tyran, le luthier et le temps » !
Elle approuve. Intéressé, François me demande :
— Ce récit, tu pourrais me l'envoyer ? Je serais content de le lire, de voir s'il m'inspire.

     Rentré chez moi, au Fleix, je retrouve mon vieux Tyran et je l'envoie à François qui, aussitôt, me rappelle :
— Ça me plaît énormément. Je me suis mis au travail.
Je proteste : ce texte est impubliable et François travaille sans doute pour rien.
— Mais je travaille pour moi, rassure-toi.
Et puis je réfléchis. Il y a un éditeur un peu hors norme qui publierait peut-être bien mon histoire : Olivier Belhomme, à l'Atelier du Poisson Soluble. Ses albums sont magnifiques, originaux, luxueux.
Certes, il en vend peu mais Olivier adore son métier, il fait lui-même ses dépôts en librairie. Evidemment, publier au Poisson Soluble, c'est avoir l'assurance de vendre peu mais de rejoindre une sorte d'élite littéraire et graphique.
Du coup, je lui envoie mon texte en lui résumant ma rencontre avec François et en lui précisant :
— Si mon histoire te plaisait, j'ai l'illustrateur qui va exactement avec.
Chez les grands éditeurs, c'est exactement ce qu'il faut faire si l'on veut avoir une fin de non-recevoir : ils ont horreur de ce genre de paquet-cadeau, ils préfèrent accepter un texte, le faire retravailler sur mesure à l'auteur, puis demander au directeur artistique de trouver un illustrateur... et le résultat de cette cuisine longue, coûteuse et complexe est souvent à mes yeux un livre raté. J'ai hélas plein d'exemples à l'appui de cette conviction.
En même temps, je préviens François et lui demande d'envoyer à l'Atelier du Poisson Soluble des photocopies de son travail.
Là, le miracle se produit. Quinze jours plus tard, la réponse d'Olivier arrive :
— Ton texte correspond tout à fait à ce que je cherche. Et le travail de François nous convient parfaitement.
François, qui a pris contact avec Olivier m'appelle un jour pour me déclarer :
— Je vis un rêve ! Quand j'ai demandé à Olivier et à son collaborateur Stéphane quels seraient le format, le papier, la typo, le nombre des illustrations, ils m'ont simplement répondu :
— Fais ce que tu veux, et comme tu le sens : format, choix du papier, typo, couleurs, nombre de dessins...
François a passé un temps fou sur ses illustrations mais le résultat est,  je crois, à la mesure de son travail : somptueux.
Cet album est à mes yeux le plus beau livre que j'aie eu l'occasion de concevoir, et celui qui, à sa sortie, m'a procuré le plus de plaisir !

Ligiloj

liens

La retejo de Christian Grenier:
https://www.noosfere.org/grenier/Accueil.asp
Persona paĝaro de François Schmidt :
https://www.francois-schmidt.fr/?page=accueil


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